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Vidé, mais obligé de crier

Point Nemo – Vidé, mais obligé de crier – 📅 17 juin 2026 – H. Je suis assis devant l'écran. Le clavier est là, sous mes doigts. Froid. Silencieux. Comme moi. Je devrais écrire. Je veux écrire. Il y a tant de choses à dire. Tant de choses qui tournent en boucle dans ma tête, jour et nuit, sans jamais s'arrêter. Mais je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi garder pour moi. C'est une situation étrange, terrifiante. On accumule. On accumule trop. La maladie. Le licenciement. La solitude absolue. L'expulsion qui approche comme un couperet. Les portes qui se ferment. Les gens qui rient. Les nuits sans sommeil. La faim. Le froid qui va venir. La peur. Toujours la peur. Il y a trop de choses. Tellement trop. Elles s'empilent, s'écrasent les unes sur les autres, jusqu'à former un mur infranchissable. Et moi, devant ce mur, je reste là. Figé. ✧ Dès que je m'assois pour écrire, quelque chose se...
Point Nemo – What If the Ocean Was a Country? – 📅 June 15, 2026 – H. People sometimes ask me: "Why is it so hard? Why hasn't anyone helped you yet?" Because I am in Morocco. Not by chance. By birth. By loyalty. My country is not an obstacle. It is my identity. And it is here, on this land that I love and am proud of, that I am going through my storm today. Don't get me wrong. I am not complaining about my country. I love it. I love it deeply. But loving your country doesn't mean closing your eyes to its difficulties. It means facing them with dignity, and trying to survive anyway. Here is what many don't understand, because they live elsewhere – in France, Canada, Belgium, the United States: Here, the safety nets don't exist. Or so little. Or so fragile. ✧ No RSA (minimum income support). No real unemployment benefits. No local social services knocking on your door. No food banks. No emergency homeless ho...

On me demandent : Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi personne ne t'aide encore ?

Point Nemo – Et si l'océan était un pays ? – 📅 15 juin 2026 – H. On me demande parfois : « Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi personne ne t'aide encore ? » Parce que je suis au Maroc. Pas par hasard. Par naissance. Par fidélité. Mon pays n'est pas un obstacle. Il est mon identité. Et c'est ici, sur cette terre que j'aime et dont je suis fier, que je vis aujourd'hui ma tempête. Ne vous méprenez pas. Je ne me plains pas de mon pays. Je l'aime. Je l'aime profondément. Mais aimer son pays, ce n'est pas fermer les yeux sur ses difficultés. C'est les regarder en face, avec dignité, et essayer de survivre quand même. Voici ce que beaucoup ne comprennent pas, parce qu'ils vivent ailleurs, en France, au Canada, en Belgique, aux États-Unis : Ici, les filets n'existent pas. Ou si peu. Ou tellement fragiles. ✧ Pas de RSA. Pas d'allocation chômage qui tient vraiment debout. Pas de CCAS pour ...
🌊 Point Nemo « But no longer alone. » Hello, My name is H. I am going through a very silent journey right now. Perhaps the longest of my life. They say that in the ocean, there is a place called Point Nemo . It is the farthest point from any inhabited land. There, you are alone. Completely alone. No ship passes by chance. No voice carries. Today, I feel like I am at that place. Not because I chose it. But because life dropped me there: illness, job loss, absolute loneliness, and an eviction that is approaching. I don't want to complain. I just want, humbly, to ask one thing: « Don't leave me at Point Nemo. » ✧ What I have already done, alone I wrote. A lot. I created a blog, a public page, a Ko-fi and a PayPal. I have no one around me. Not a single friend. Not a single relative. Just a keyboard and an internet connection. A simple share, for you, is a ...
🌊 Point Nemo « Mais plus tout seul. » Bonjour, Je m’appelle H. Je vis une traversée très silencieuse en ce moment. Peut-être la plus longue de ma vie. On dit que dans l’océan, il existe un endroit appelé point Nemo . C’est l’endroit le plus éloigné de toute terre habitée. Là-bas, on est seul. Complètement seul. Aucun bateau ne passe par hasard. Aucune voix ne porte. Aujourd’hui, je me sens à cet endroit-là. Pas parce que je l’ai choisi. Mais parce que la vie m’y a déposé : maladie, licenciement, solitude absolue, et une expulsion qui approche. Je ne veux pas me plaindre. Je veux juste, humblement, demander une chose : « Ne me laissez pas au point Nemo. » ✧ Ce que j’ai déjà fait, seul J’ai écrit. Beaucoup. J’ai créé un blog, une page publique, un Ko-fi et un PayPal. Je n’ai personne autour de moi. Pas un ami. Pas un proche. Rien qu’un clavier et une connexion. ...
They didn't help me – but I don't blame them They didn't help me – but I don't blame them Because the street doesn't wait for someone to be right Today, I knocked on a door. I was told: "Here, we help. Here, we reach out." I believed it. Not naively. With the hope of someone who has nothing left but to believe that the next door will be the right one. I asked permission to enter. I took a deep breath. I laid everything on the table: Monday's eviction, the illness eating away at me, the layoff that took everything, the absolute loneliness. I said I could provide proof. I gave my blog. I showed my scars. In return, they suggested prison. "At least it's a roof," with a little spinning emoji. A joke. A joke about my distress. And behind the screen, I imagine complicit smiles among the admins. "Did you see his reaction?" Maybe not. Maybe it was just clumsy. But I felt my heart shrink a little more. ...
Ils ne m'ont pas aidé – mais je ne leur en veux pas Ils ne m'ont pas aidé – mais je ne leur en veux pas Parce que la rue n'attend pas que quelqu'un ait raison Aujourd'hui, j'ai frappé à une porte. On m'avait dit : « Ici, on aide. Ici, on tend la main. » J'y ai cru. Pas avec naïveté. Avec l'espoir de quelqu'un qui n'a plus que ça : croire que la prochaine porte sera la bonne. J'ai demandé la permission d'entrer. J'ai pris une grande inspiration. J'ai tout posé sur la table : l'expulsion lundi, la maladie qui ronge, le licenciement qui a tout emporté, la solitude absolue. J'ai dit que je pouvais fournir des preuves. J'ai donné mon blog. J'ai montré mes cicatrices. En retour, on m'a proposé la prison. « Au moins c'est un toit », avec un petit emoji qui tourne. Une blague. Une blague sur ma détresse. Et derrière l'écran, j'imagine des sourires complices entre admins. «...